Faut-il beaucoup souffrir pour faire une psychanalyse ? A Paris 17

Une récente réunion de travail nous a rappelé combien la psychanalyse s’adresse à tous ceux qui souhaitent occuper une autre position dans le monde. Et cela ne nécessite pas d’avoir énormément souffert dans son enfance. Il est fréquent que cet argument soit avancé par des êtres qui rendent visite à un clinicien : « il y a des gens qui vivent des situations graves, moi j’ai eu une vie plutôt heureuse, je m’entends bien avec ma famille, j’ai un travail que j’aime bien, j’ai des amis ». Arguments avancés pour justifier de ne pas y aller, de ne pas suivre ce désir de savoir qui pourtant se révèle et réveille l’être à sa responsabilité.

Au contraire de suivre une voie qui serait de comparer l’incomparable, puisque l’on ne peut comparer Pierre, Paul et Jacques ni, non plus, habiller Pierre en déshabillant Paul. Entendez, ce n’est pas en se sacrifiant que cela va aider l’autre ou l’Autre, à savoir cet autre croisé dans la vie mais surtout, en toile de fond, cet Autre qui a pu causer de la souffrance à l’être lorsqu’il est arrivé dans ce monde. Donc à sortir de ces ornières imaginaires, la psychanalyse est une voie possible pour toutes celles et ceux qui ont le désir d’en savoir davantage pour construire différemment leur existence.

Bien sûr, cela change quelque chose d’avoir vécu des mauvaises rencontres dans son enfance, d’avoir eu affaire à des majeurs plutôt qu’à des adultes. Il ne s’agit pas de sous-estimez les effets dévastateurs, ravageurs, lorsque le Moi d’un être à la position d’enfant est soumis à la férocité des organisations intramoïques du majeur. Paroles méchantes, comportements irrespectueux, tout cela ne peut que nourrir le désir de vengeance du Moi, vengeance qu’il reportera parfois sur autrui mais le plus souvent sur lui-même en se sabotant et se maltraitant avec les moyens disponibles.  

D’ailleurs, récemment, jnous relevions plusieurs titres d’articles traitant du ravage au féminin. Le ravage n’est pas le traitement propre que les femmes s’infligent, le ravage est le résultat de l’opération d’une non-reconnaissance de la petite fille comme un être qui vaut le coup, sans ajouts, sans comparaison. Il est temps de traiter les êtres de sexe féminin comme de futurs sujets. Ravage et féminin s’opposent, ils sont incompatibles. Construire sa position féminine implique de quitter le ravage, et cela, pour les femmes comme pour les hommes. La psychanalyse est une voie d’espérance. Il ne s’agit pas d’une position crédule, tout le monde ne sera pas du voyage. Mais un désir de savoir, s’il est pris au sérieux, peut réorienter une existence.

Si vous souhaitez engager une psychothérapie voire une psychanalyse à Paris 17, contactez Diane Merakeb au 01.73.77.20.99 ou prenez rendez-vous en ligne :  


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