Diane Merakeb
Psychothérapeute Paris 9
 

Diane Merakeb, psychothérapie et psychanalyse à Paris 9

Le fantasme en psychanalyse

L’être humain fantasme, il produit nombre de constructions imaginaires pour articuler son rapport au Réel. Sigmund Freud a pu repérer au fil de son expérience que certains d’entre eux étaient spécifiques, originaires selon sa formule. Ainsi, comment travailler dans le cadre d’une psychothérapie avec l’imaginaire de l’être ? Quelles possibilités ouvre l’abord de fantasmes originaires au cours d’une psychanalyse ? Autant de réflexions auxquelles nous avons tenté de répondre durant les échanges en mars dernier lors du colloque du RPH portant sur L’inattendu fantasme.

 

Voici un extrait de mon article « Une traversée nécessaire », que vous pouvez retrouver dans son intégralité dans la Revue de Psychanalyse et Clinique Médicale n°48 du printemps 2021 éditée par le RPH. Pour plus d’information sur cette revue, c’est ici.

 

"Aborder le fantasme en psychanalyse, c’est au fond anticiper sur ce qui se dévoilera au cours d’une psychanalyse comme élément central dans la résolution ou non de son Œdipe par un être. C’est pourquoi nous choisirons plutôt de parler de « fantasme » plutôt que de « fantaisie », terme que nous pouvons retrouver dans certaines traductions des écrits de Sigmund Freud issu de la traduction du mot Phantasie en langue allemande qui met principalement l’accent sur l’aspect imaginaire de cette production psychique. Nous suivons également, en privilégiant le terme de fantasme, l’enseignement de Jacques Lacan. Ce dernier a signalé dans son séminaire que « La fonction du fantasme est de donner au désir du sujet son niveau d’accommodation, de situation. C’est bien pourquoi le désir humain a cette propriété d’être fixé, adapté, coapté, non pas à un objet, mais toujours essentiellement à un fantasme. »[1] En signalant ce lien entre fantasme et désir, Lacan nous indique déjà que le fantasme ne s’inscrit pas uniquement dans le champ imaginaire.

Nous disions en premier lieu que parler du fantasme, c’est anticiper sur la traversée d’une psychanalyse. Ces propos visent à nous rappeler que, selon la « Carte des trois structures »[2] élaborée par Fernando de Amorim, ce n’est qu’en psychanalyse que nous rencontrons la mer œdipienne et que, par conséquent, les fantasmes originaires peuvent se traverser. Ainsi, suite à ce que nous relevons des propos de Lacan, nous pouvons voir qu’une psychothérapie ne peut permettre à un être de saisir ce qui a été pour lui son niveau d’accommodation, d’adaptation à son désir. Dire cela signale d’emblée que faire avec son désir n’est pas si simple pour l’être humain. Peut-être pouvons-nous entendre là l’une des visées de ce désir de savoir que nous trouvons, en référence ici à la « Cartographie »[3] d’Amorim, à l’entrée d’une psychanalyse. Le psychanalysant désire en savoir quelque chose de ce qui oriente son désir, de ce qu’il en a fait, comment il s’est arrangé avec. Pour cela, il a déjà accepté de céder sur quelque chose, sur une forme de relation imaginaire plus prégnante […]."

 

Pour débuter une psychothérapie à Paris 9, contactez Diane Merakeb au 01.73.77.20.99 afin de convenir d’un premier rendez-vous dans son cabinet situé au 40 rue des Martyrs 75009 Paris.

 

 

[1] Lacan, J. (1958-59). Le Séminaire, Livre VI, Le désir et son interprétation, Paris, Éditions de la Martinière et Le Champ Freudien, 2013, p. 30. 

[2] Cf. Carte des trois structures, p. 315.

[3] Cf. Cartographie de la clinique avec le malade, le patient et le psychanalysant, à l’usage des médecins, psychistes et psychanalystes, en institution et en ville, p. 313.


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