Comment différencier les « psy » pour choisir qui consulter proche du 17ème arrondissement parisien. Quelle différence entre psychologue, psychothérapeute, psychiatre et psychiatre ? Quelle thérapie pour mes troubles psychologiques ? Dois-je prendre rendez-vous en urgence avec un psychiatre ou un psychologue ? Quel type de thérapie choisir pour aller mieux ?
Un foisonnement de psy et de thérapies
Aujourd’hui de nombreuses formes de thérapie sont proposées notamment dans le domaine du bien-être psychique et corporel. Ces approches peuvent impliquer des massages ou de la méditation, des exercices à faire chez soi mais également le fait de parler. Cette abondance de techniques a aussi favorisé une grande variété de termes pour nommer le praticien qui les exerce, aujourd’hui souvent désigné indifféremment par le terme de psy. Thérapeute psychocorporel, praticien en psychologie positive. Encore, psychoneurologue, psychologue du travail… Comment s’y retrouver dans toute ces propositions qui se présentent toujours comme des solutions rapides et efficaces face aux maux de chacun. Se pose alors la question : Comment choisir son psy ? Revenons donc sur ce qui différencie les « psy » les plus représentés que sont le psychologue, le psychothérapeute, le psychanalyste et le psychiatre, notamment en nous orientant sur les enseignements de la psychanalyse.
Le psychologue et sa formation
En France, le titre de psychologue est protégé et reconnu par l’État, il est délivré après validation d'un cursus universitaire de cinq ans en psychologie. Le futur psychologue étudie différentes approches théoriques qui visent à comprendre et expliquer le comportement humain. Les champs de réflexion proposés sont très divers allant de la psychologie cognitive ou ethnopsychiatrique à la psychologie clinique. L’enseignement de concepts psychanalytiques est aussi proposé dans certains cursus, notamment parisiens. Cela donne lieu à l'existence de nombreuses spécialités en psychologie : psychologue du travail, neuropsychologue, psychologue du développement, sociopsychologue, etc. Durant ces études, l’étudiant en psychologie va aborder tant les thèmes de la psychologie de l’adulte, la psychopathologie de l’adolescent que le développement de l’enfant, les toxicomanies, la périnatalité, les psychoses, les névroses, les perversions, des tests psychométriques et projectifs, les troubles somatiques.
Quelle thérapie possible avec un psychologue ?
En parallèle d'une formation théorique, le psychologue effectue des stages durant ses études. Il peut travailler en institution ou en ville et accueillir la parole de ceux et celles qui souffrent, il peut également proposer des bilans psychologiques et cognitifs, encore il intervient dans des espaces de médiation familiale. Le terme de psychologue clinicien est utilisé lorsque le psychologue a suivi une spécialisation en psychopathologie - psychologie clinique. Le psychologue clinicien n'est pas formé à la psychothérapie avec psychanalyste et à la psychanalyse bien qu'il puisse être plus sensibilisé que d'autres aux effets de l'inconscient. Afin de pouvoir assurer des cures en étant mis à la position de psychothérapeute pour un patient ou de supposé-psychanalyste pour un psychanalysant, l’étudiant se tournera vers une formation en dehors de l’université, au sein d’une école de psychanalyse et engagera également une psychanalyse personnelle.
Le psychothérapeute et le sujet supposé savoir
Depuis quelques années, le titre de psychothérapeute fait partie des titres protégés par l'État en France, à l'instar de celui de psychologue et de psychiatre. Votée en 2004, le titre de psychothérapeute n'est contrôlé par une véritable réglementation et des propositions de formations universitaires que depuis que son premier décret d'application est entré en vigueur en 2010. Les différents décrets appliqués aujourd'hui permettent principalement aux psychologues, aux psychanalystes et aux psychiatres d'être inscrits sur le registre des psychothérapeutes.
Quelle thérapie est possible avec un psychothérapeute ?
Le psychothérapeute est celui qui est attendu, par le patient, à pouvoir donner des réponses, des conseils et des indications. Ainsi, le médecin généraliste, le psychiatre, le psychologue ou le thérapeute psychocorporel peuvent tous occuper cette position aux yeux d'un patient. Il peut alors offrir un espace d’écoute de la souffrance et parfois proposer des thérapies actives. Mais si le psychothérapeute est formé à la psychanalyse, il pourra, bien que mis en position de psychothérapeute par le patient qui le rencontre, ne pas se croire à cette place de celui qui sait. S'il l’accepte, il peut alors proposer une psychothérapie avec psychanalyste afin de nourrir le désir de savoir chez le patient sur ce qui le fait souffrir. Cette position occupée en psychothérapie vise en premier lieu à nourrir le transfert, elle souligne que la clinique s’oriente de l’association libre et non d’une décision du Moi du patient ou du clinicien.
Le psychanalyste et le désir de savoir
Le psychanalyste est le seul à être formé spécifiquement pour supporter la position de psychothérapeute pour un patient sans nourrir la relation imaginaire ou de psychanalyste pour un psychanalysant. Il sait ce que veut dire associer ses pensées sur un divan, car c’est une traversée qu’il doit effectuer et même poursuivre tout au long de sa pratique professionnelle. Au sein de son école de psychanalyse, il va échanger avec ses pairs sur son travail clinique et construire une rigueur clinique. Il organisera aussi une supervision ou un contrôle. Durant ce dernier, il pourra aborder des questions techniques sur la psychanalyse.
Cette formation qui implique que le futur psychanalyste participe à des séminaires, réunions cliniques, colloques, qu’il écrive des articles, assure des groupes de travail n’est viable que s’il poursuit sa propre psychanalyse et qu’il reçoit des patients et des psychanalysants. Sans clinique, la théorie ne peut être critiquée, affinée et inversement. Le psychanalyste aura, par ailleurs, reçu une formation de psychologue ou de psychiatre, qu’il pourra poursuivre jusqu’au doctorat s’il passe par la psychologie. Ces formations ne sont pas suffisantes pour opérer avec le dispositif psychanalytique. Seul le complément d’une formation dans une école de psychanalyse associé à une psychanalyse personnelle engage le clinicien avec son désir d’assurer des psychothérapies et des psychanalyses.
Quelle thérapie possible avec un psychanalyste ?
Lorsqu’un clinicien est formé à la psychanalyse, il ne propose pas de thérapie, il vise à faire naître, installer et nourrir le transfert et accepte, lorsque cela est nécessaire, d’occuper la position de psychothérapeute le temps nécessaire pour le patient, il s’agit du moment de la psychothérapie. Sa position vise à faciliter l’émergence d’un désir de savoir qui, s’il se vérifie, amène le patient à entrer en psychanalyse et à devenir psychanalysant. Le moment d’une psychanalyse permet de régler ses souffrances si cela est encore nécessaire et de construire une nouvelle manière d’être dans le monde.
Le psychiatre, habilité aux prescriptions médicamenteuses
Le psychiatre a une formation médicale avec une spécialisation en psychiatrie. Il est formé par une faculté de médecine dans le cadre d'un cursus général de médecine pendant six ans puis quatre ans pour sa spécialisation en psychiatrie. Il a étudié le traitement des maladies mentales mais également toutes les situations de souffrance psychique chez l’individu, notamment lorsqu’elles nécessitent d’après lui une médication. Il propose donc un traitement par voie médicamenteuse afin d'apaiser certains symptômes tels que la dépression, les hallucinations, l’angoisse, l’anxiété, l’insomnie. L’histoire de la psychiatrie française montre que des hommes sensibles à la détresse humaine n’ont pas voulu se limiter à enfermer ceux que l’on nommait les fous, mais ont voulu construire une manière d’humaniser l’accueil de la folie, de la détresse psychique.
Quelle thérapie possible avec un psychiatre ?
La formation du médecin psychiatre ne l'oblige pas à être formé à la clinique psychanalytique. Il est en premier lieu habilité à prescrire un traitement médicamenteux pour ceux et celles qui en ont la nécessité car ils se trouvent trop débordés par leur souffrance. En cela, le psychiatre peut faire appel à la clinique du partenariat avec un clinicien formé à la psychanalyse puisque le traitement psychotrope ne peut suffire à régler ce qui nourrit la souffrance. Si le psychiatre souhaite proposer des psychothérapies et des psychanalyses, il est appelé à se tourner vers une école de psychanalyse et engager sa propre psychanalyse. Tout comme peut le faire un psychologue, il s’appuiera sur une formation spécifique à la technique psychanalytique afin d’assurer des cures en étant mis à la position de psychothérapeute par un patient ou de psychanalyste avec un psychanalysant. Selon la cartographie proposée au RPH, il n’est pas envisageable d’occuper cliniquement deux positions - psychiatre et psychanalyste ou psychologue et psychanalyste -. Cela n'empêche pas qu'une formation de psychologue ou de psychiatre soit demandée aux cliniciens du RPH.
Si vous souhaitez engager un traitement psychique à Paris 17, prenez rendez-vous avec Diane Merakeb au 01.73.77.20.99 ou esur doctolib: